26/10/2014

Va ou ton coeur de porte et ne te retourne jamais

Quand mes paroles coincent, mes écrits respirent

 Dans certaines situations, il m’est plus facile de coucher les mots sur papier que de les sortir de ma bouche. Ils sont là, à l’intérieur de mon ventre bloqués par mes intestins qui leurs interdisent le passage. Ils sont ficelés, mais courageux tout de même. A force de lutter, ils se frayent un chemin et remontent avec difficulté pour se retrouver coincé dans l’estomac. Et oui, l’estomac, partie de notre corps où stagnent tant de soucis et de mots qui se nouent autour. Mais les miens se battent encore, ils ont du cran. Ils me font mal, je ressens des brûlures, ils renoncent, ils ont le trac. Je les encourage, vous n’êtes plus très loin. Ils sont fatigués, ils n’ont plus d’énergie et se posent pleins de questions.

 -        Une fois dehors vont ils comprendre, les autres ? vont ils m’écouter ?

 Alors je saisis une feuille, attrape un crayon, et à ce moment là, tout mon intérieur se détend. Mes boyaux expulsent, sans difficulté, tous mes mots, et noircissent avec aisance ma page blanche.

 Et ma bouche, à quoi sert elle ? A rien ? A manger ? A dire des bêtises, puisque m’exprimer je ne peux le faire que sur papier. Mais rassurez vous j’écris aussi pour le plaisir de jouer avec les mots, et raconter tout simplement, quand lors de mes ballades en Provence je m’émerveille. L’autre jour, j’ai croisé sur mon chemin, un olivier. Il était vieux, tout noueux, tout tordu et très orgueilleux de sa prestance. Le mistral soufflait dans ses branches et faisait frissonner ses feuilles finement allongées en les teintant d’un reflet vert argenté

Et maintenant, pourquoi ne pas poser mon stylo et prendre un pinceau ?

 Estrella                                                 la plume.jpg

16:39 Écrit par Estrella Santos dans divers | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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