20/04/2011

Les lutins et ma page blanche

 

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Ils n'arrêtent pas de sautiller autour de ma feuille ces sacrés petits lutins l'air de dire

- Bon, tu la noircies ta page !

Ils veulent m'aider, mais en vain elle reste blanche. Je m'évertue à leur expliquer que seul ma main et mon esprit guident ma plume. Mais ils ne m'écoutent pas, ils continuent leurs singeries.

Ma plume se pose à l'angle en haut à droite de la feuille, mais elle n'avance pas. Elle freine mes doigts, elle accroche le papier et fait un pâté .Et pourtant je voulais t'écrire et je m'aperçois que je ne sais pas quoi te dire. Seule une larme se manifeste et s'écrase en plein milieu de ma page blanche. Elle gondole, seul message de ma peine. Je la plie en quatre et la glisse dans une enveloppe.

Cette larme en plein milieu c'était mon message. Peut être qu'il le comprendra.

Désormais elle n'est plus blanche, ma page blanche.

                                            main pour nouv blog
Estrella

15:57 Écrit par Estrella Santos | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Galère pour retrouver mon chemin

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 RUE DE RUCHE

 

 Mon amie Chrys a déménagée depuis peu et m’a convié à admirer le loft qu’elle a acquit. Fière de montrer la déco de son salon qu’elle a réalisé elle même. Artiste dans l’âme, elle a beaucoup de goût, d’imagination et une réelle pureté dans le tracé de ses croquis.

 Rue de la Ruche N°5 dans le 3ème . Je consulte le plan de Lyon. Bon, elle est là, donc je passe par là, je tourne à gauche, je……. facile. Je griffonne un bout de plan à main levée. Me voici à parcourir des sombres rues étroites, patibulaires. Je jette rapidement un regard sur mon plan qui me semble assez brouillon. Je suis actuellement plantée sur une place que j’ai négligé de barbouiller sur mon croquis. Pourtant je ne suis pas très loin de la rue Vaillant qui elle est parallèle à la rue de la Ruche. Vu l’heure tardive pas un chat, pas âme qui vive. Je me fais peur toute seule, je vois des ombres, j’ai l’impression d’être suivi. Pour couronner le tout j’ai oublié mon portable. Désespérée, je lève les yeux et m’aperçois que depuis dix bonnes minutes je me trouvais rue de la Ruche qu’elle cruche.

J’éviterai de raconter cette mésaventure à qui ce soit.

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15:49 Écrit par Estrella Santos dans divers | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Le chat noir (texte de Colette)

Le chat source d'inspiration

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J'ai peu vécu de la vie terrestre, où j'étais noir. Noir entièrement, sans tâche blanche au poitrail, ni étoile blanche au front. Je n'avais même pas ces trois ou quatre poils blancs, qui poussent aux chats noirs dans le creux de la gorge, sous le menton. Robe rase, mate, drue, queue maigre et capricieuse, l'oeil oblique et couleur de verjus, un vrai chat noir.

Mon plus lointain souvenir remonte à une demeure où je rencontrai, venant à moi du fond d'une salle longue et sombre, un petit Chat blanc; quelque chose d'inexplicable me poussa au-devant de lui, et nous nous arrêtâmes nez à nez. Il fit un saut en arrière, et je fis un saut en arrière en même temps. Si je n'avais pas sauté ce jour-là, peut-être vivrais-je encore dans le monde des couleurs, des sons et des formes tangibles.

Mais je sautais, et le Chat blanc crut que j'étais son ombre noire. En vain j'entrepris, par la suite, de le convaincre que je possédais une ombre bien à moi. Il voulait que je ne fusse que son ombre, et que j'imitasse sans récompense tous ses gestes. S'il dansait je devais danser, et boire s'il buvait, manger s'il mangeait, chasser son propre gibier. Mais je buvais l'ombre de l'eau, et je mangeais l'ombre de la viande, et je me morfondais à l'affût sous l'ombre de l'oiseau...

Le Chat blanc n'aimait pas mes yeux verts, qui refusaient d'être l'ombre de ses yeux bleus. Il les maudissait, en les visant de la griffe. Alors je les fermais, et je m'habituais à ne regarder que l'ombre qui règnait derrière mes paupières.

Mais c'était là une pauvre vie pour un petit Chat noir. Par les nuits de lune je m'échappais et je dansais faiblement devant le mur blanc, pour me repaître de la vue d'une ombre mienne, mince et cornue, à chaque lune plus mince, et encore plus mince, qui semblait fondre..

C'est ainsi que j'échappai au petit Chat blanc. Mais mon évasion est une image confuse. Grimpai-je le long du rayon de lune ? Me cloîtrai-je à jamais derrière mes paupières verrouillées ? Fus-je appelé par l'un des chats magiques qui émergent du fond des miroirs ? Je ne sais. Mais désormais le Chat blanc croit qu'il a perdu son ombre, la cherche, et longuement l'appelle; Mort, je ne goûte pourtant pas le repos, car je doute. Peu à peu s'éloigne de moi la certitude que je fus un vrai chat, et non pas l'ombre, la moitié nocturne, le noir envers du chat blanc.

                                                                                        Colette

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14:11 Écrit par Estrella Santos dans écrivains | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Qu’es-ce qu’une goutte d’eau dans l’océan ?

 

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Tu me manques

 

 

Ce jour là, j’étais seule, ton cœur en or serré tout contre ma poitrine et, je pensais à toi tristement à tel point que mes yeux coulèrent. Des larmes se formèrent et se répandirent sur mon corsage, juste une résista. Une petite goutte roula, roula, roula comme si elle voulait te rejoindre. Infatigable, elle traversa des villes, des villages et des routes.

 

Elle mit sa vie en péril mais, elle continua son pèlerinage. Je la vie même courir comme si elle avait des petites pattes. Mais où allait elle si vite ?

 

Au bout de plusieurs jours de roulade et, de péripéties, enfin, elle toucha au but et, prit sont élan pour rejoindre ta tombe dans l’océan.

                                                                              

 

 

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13:40 Écrit par Estrella Santos dans amour | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15/04/2011

Le bonheur

 

Le bonheur c’est quoi ?

     

 

Un jour, j’ai regardé autour de moi et j’ai vu :

 

-        Vu les oiseaux chercher de la nourriture pour leurs petits et je leur ai jeté des graines.

-        Vu mes rosiers assoiffés et je les ai arrosé.

-        Que mon jardin était triste, qu’il avait besoin de couleurs et j’ai planté des fleurs.

-        Que ma voisine était souvent malade, je lui ai apporté du réconfort.

-        Que mon amie, ma meilleure amie que je ne vois plus suite à des malentendus me manquait.

-        Et les mots eux aussi avaient besoin de moi, ils étaient là, présents à me torturer, coincés quelque part. J’ai acheté une plume et de l’encre et quotidiennement je les étale. Ils m’énervent parfois, alors je les gribouille. Souvent ils m’apaisent, me font rire, me montre le chemin de mon cœur, les vraies valeurs.

-        Et toi ma sœur, mon sang, ma chair. Après plusieurs années d’absences quand je t’ai revu j’ai cru que tu avais besoin de moi, mais je me suis aperçu que j’ai besoin de toi ou du moins nous avions besoin l’une de l’autre. Je me culpabilise des fois, car maintenant tu n'es plus là. Dieu seul te voit. Violette

                                                            

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15:25 Écrit par Estrella Santos dans amour | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |